Le mot « traboule » est un mot typiquement lyonnais. Amable Audin, historien archéologue,
décompose le mot traboule en « trans-ambulare » qui signifie littéralement « passer à travers »
d'où le verbe trabouler et le nom qui en découle, « traboule ».
Par ailleurs, pour René Dejean, graphiste et professeur, ce nom « évoque un trajet raccourci et
une idée de débrouillardise dans la connaissance des lieux. On peut donc s'entendre pour définir
la traboule comme une voie réservée aux piétons, souvent étroite, débutant par un couloir d'entrée
et traversant un ou plusieurs bâtiments (et/ou une ou plusieurs cours) pour relier une rue à une autre ».
Elle peut également relier un niveau à l'autre, le relief lyonnais s'y prêtant. Une traboule peut être
horizontale quand elle se traduit par une succession d'allées et de cours, ou verticale quand elle
attaque les volées d'escaliers qui rattrapent les dénivelés.
Si la traboule est une spécificité lyonnaise au même titre que Guignol ou que certaines spécialités
culinaires, Lyon n'en a pas le total monopole. Certaines villes françaises en possèdent également même si
leur dénomination n'est pas toujours la même.
Ainsi, on trouve des "traboules" à Saint-Etienne, des
"allées" à Chambéry, des "traverses" à Villefranche-sur-Saône et à Marseille, des "trages" ou "traiges"
à Besançon ou encore des "cours" à Nantes et à Troyes.
Il faut également signaler que certaines villes européennes comme Prague, Londres ou Salzbourg
(liste non exhaustive) ont aussi des traboules.